Dès samedi 8 mai, voici les conditions exigées pour le retour des Marocains bloqués à l'étranger
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) relevant du ministère du tourisme et du Transport aérien, a adressé aux compagnies aériennes, ce vendredi 7 mai une note circulaire définissant “les conditions d’accès au territoire national des ressortissants marocains bloqués à l’étranger, qui prendra effet à partir de ce samedi 8 mai“.
La formulation utilisée pouvait laisser supposer que des vols de rapatriement pourraient être programmés dès ce samedi. En réalité, il n'y a pas de vols de rapatriement. Simplement, les Marocains bloqués à l'étranger peuvent être admis sur le sol national, sous certaines conditions, s'ils empruntent des vols faisant escale dans des pays avec lesquels les liaisons aériennes ne sont pas suspendues (par exemple Etats-Unis, Mauritanie, Sénégal, Emirats, Bahrein...). Cette possibilité, selon une source informée, est ouverte également aux étrangers résidents au Maroc et bloqués à l'étranger, sous réserve des conditions ci-dessous.
Le terme rapatriement a pu induire nos lecteurs en erreur. Il n'y a pas de vols de rapatriement comme on en avait connu en juin et juillet 2020.
Voici un exemple: un Marocain bloqué à Paris. Il peut rentrer en faisant escale à Dakar ou Dubai. Simplement, il devra produire les documents prévus ci-dessous. Jusqu'à présent, les personnes faisant escale dans un pays tiers étaient systématiquement refoulées.
Les Marocains peuvent donc rentrer en passant par un pays "ouvert" au trafic aérien avec le Maroc, ce qui n'était pas le cas jusqu'au vendredi 7 mai. Jusqu'à cette date, les liaisons aériennes étaient suspendues avec 54 pays et les autorités avaient précisé : "Sont également concernés les passagers voyageant de ces pays à travers un autre pays". C'est cette clause qui vient de sauter.
La procédure prévoit dix jours de quarantaine à Casablanca dans l’un des 6 hôtels figurant sur une liste incluse dans la circulaire ; ainsi qu’un test PCR négatif datant de moins de 48 heures. Pour les hôtels, on ne se contentera pas d’une réservation : une quittance de paiement sera exigée. Surtout, l’autorisation de sortie du territoire national, délivrée par la préfecture ou la province, et qui a été utilisée pour quitter le Maroc, sera exigée au retour.
Rien ne change par contre pour les liaisons aériennes ouvertes (par exemple New York-Casablanca, Dakar-Casablanca, Dubai-Casablanca...). La décision a été prise par le gouvernement marocain, la DGAC a informé les compagnies aériennes à travers cette note circulaire. Au fur et à mesure que de nouvelles liaisons aériennes étaient suspendues, des passagers bloqués dans les pays "fermés" arrivaient au Maroc après avoir transité par des pays toujours "ouverts". Ces passagers étaient refoulés. Cette décision prend acte de l'existence de ce flux de voyageurs et les autorise à accéder au territoire national sous certaines conditions.
Voici la liste des 54 pays avec lesquels les liaisons aériennes sont suspendues:
· Albanie
· Bulgarie
· Chypre
· Estonie
· Hongrie
· Lettonie
· Lituanie
· Luxembourg
· Malte
· Roumanie
· Serbie
· Slovaquie
· Slovénie
· Tunisie
· France
· Espagne
· Mali
· Ghana
· République Démocratique du Congo
· Guinée-Conakry
· Libye
· Argentine
· Bosnie-Herzégovine
· Botswana
· Cameroun
· Croatie
· Mozambique
· Pologne
· Norvège
· Finlande
· Grèce
· Liban
· Koweït
· Algérie
· Égypte
· Italie
· Belgique
· Turquie
· Suisse
· Allemagne
· Pays-Bas
· Autriche
· Portugal
· Suède
· Ukraine
· République Tchèque
· Australie
· Irlande
· Brésil
· Nouvelle Zélande
· Royaume-Uni
· Afrique du Sud
· Danemark
. Inde
Voici le fac-simile de la note circulaire:



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